02 novembre 2006

La rumeur....

Aiguisé comme une lame, pointu comme un couteau...

Blah, blah,blah.... s'il est un milieu où la parlotte tient lieu de presse à scandale c'est bien le tatouage. "on m'a dit que...", "il parait que..." "à ce qu'il parait..." et vogue la galère de la vox populi.

"On m'a dit du mal de vous..." m'avoue une cliente pas plus tard qu'aujourd'hui, "mais je suis venue quand même" ( l'intelligence et l'indépendance restent les meilleures armes contre le ragot.). "Une relation m'a dit qu'une amie lui aurait dit que vous l'avez mal tatouée..." me confesse-t-elle avant de repartir satisfaite de son nouveau tattoo. OK, je ne suis pas infaillible, et la marge d'erreur, même faible, qui est inhérente à cette activité est réelle.

Jusque-là , la voix de la rue avait plutôt charmé mes oreilles... et mon planning. Mais là ça me turlupine : j'ai un penchant naturel type Bisounours : j'aime pas qu'on m'aime pas ; doublé d'une conscience professionnelle parfois obcessionnelle.

Cependant, il me semble que la première personne à qui s'adresser en cas de mécontentement c'est le présumé"fautif", donc mon humble personne. Et à ce jour, les rares cas d'insastifaction, souvent liés à une cicatrisation difficile, ont toujours étés réglés au plus grand bonheur des deux parties par quelques passages de machine. J'ai toujours dit qu'un tatouage est fini quand le client en est légitimement satisfait... et comme j'ai la fâcheuse tendance à faire ce que je dis...

Cela, c'est si l'information est vérifiée...ce qui est rarement le cas.

Outre toutes les légendes urbaines, déjà abordées dans ce blog, sur les encres fluo ou métal, les tatouages semi-permanents, et la cicatrisation au lait de femme enceinte (si si !), une grande partie des ragots arrivant aux oreilles d'un tatoueur concernent... les autres tatoueurs et parfois même sa propre personne, en l'occurence moi.

1/ "Je vais fermer, j'ai fermé, on va tous fermer", ça c'est la rumeur standard : "on m'a dit que X va fermer". Il y a même ce collègue qui en rentrant de 2 mois de vacances dans les îles a appris que selon la rumeur il avait passé cette période en prison ! Cet autre collègue qui fait des travaux dans son salon a bouffé du "il est fermé" durant toute la durée du chantier, alors que pendant ce temps il continuait a travailler à l'étage.

2/ Une autre catégorie de rumeur concerne les pratiques professionnelles :" untel perce les nombril au pistolet", "tel autre utilise les mêmes aiguilles toute la journée", "machin travaille avec une bière à la main"... la seule antidote reste la vérification en personne. Si quelqu'un s'approche de vous avec un pistolet dans l'intention de vous percer autre chose qu'une oreillle (et encore), n'ouvre pas une aiguille neuve devant vous avant la scéance, ou sent l'alcool avant un acte : FUYEZ.

3/ La catégorie la plus insidieuse reste le :" tel tatoueur a dit ça de toi". Et là c'est très simple à démonter, car dans ce cas, je décroche mon téléphone et j'appelle le gars pour vérifier. Il n'y a pas très longtemps j'ai eu la cas du "tel tatoueur a dit que tu fermais"; or il se trouve que c'est un collègue avec lequel j'entretiens de bons rapports... diantre, surprise !!! Donc je l'appelle et obtiens de l'interressé un démenti formel, auquel je crois d'autant plus que je le connais. En plus, lui avait eu le droit au "fermé pour travaux". Ragots, ragots, ragots...

Quand on me demande mon avis sur un collègue, la plupart du temps j'évite le sujet... ça évite les embrouilles. Quand on me demande mon avis sur un tattoo... j'en fait un blog ( cf Faux-cuisme diplomatique). Quant à ceux qui créent ou diffusent les rumeurs, c'est leur karma, pas le mien... on se reverra en Enfer !

Quant à la qualité du travail de chacun : jugez sur pièces.




1 commentaire:

Anonyme a dit…

salut mon pote....je profite de ton blog pour te faire un 'tit coucou rapide comme ca en passant,et puis comme ca t'auras de la lecture.
je viens de me taper tout tes articles, j'ai passé un bon moment,tu es de la caste des plumes et crayons "sait ecrire et dessiner" c'est rare, bref j'arrete les compliments par solidarité avec tes elastiques de chaussettes (sensible a tout changement de diametre de cheville...)
a bientot la chouille a perpignan,
bisous a vous deux

(no)²