Une hirondelle qui fait l'automne...J'ai un petit rituel, lorsque je tatoue qui consiste à ouvrir les emballages stériles devant les clients, et à casser les aiguilles toujours devant les clients après le tattoo. C'est assez drôle que souvent l'on me fasse remarquer que cela va de soi et que l'on me fait confiance...
Erreur !
Si je fais ce petit cérémonial à chaque séance c'est que ce qui peut sembler normal et évident pour une clientèle habituée aux standards médicaux actuels ne s'applique pas de facto au monde du tattoo. Si le gars qui m'a formé a passé plus de temps à m'expliquer l'hygiène que le tatouage proprement dit, tous les tatoueurs ne sont pas forcément au fait des pratiques nécessaires à une hygiène garantissant un minimum de risques.
Une amie, aillant travaillé il y a quelques années, un été en bord de mer, chez un tatoueur " de plage", me confiait que les machines, aiguilles comprises étaient mises à tremper le soir dans un seau de javel et réutilisées telles quelles le lendemain. Jusqu'à ce que l'aiguille, trop usée ou tordue, soit remplacée...
Autre exemple, je lisais dans un magazine l'interview d'un tatoueur qui disait souder devant le client le faisceau qu'il allait utiliser sur lui. L'ancienne école a son charme, mais le client en question devait être hyper patient : le temps de passer le faisceau par toutes les étapes de la stérilisation, environ 1 heure et demie à 2 heures ; à moins que cette stérilisation obligatoire n'ait pas eu lieu, auquel cas l'intégralité des substances, bactéries et virus déposés par les différents manipulateurs des aiguilles, de l'usine au studio, en passant par le grossiste et le transporteur, aboutiraient dans la peau dudit cobaye !
Souder soi-même ses aiguilles a ses amateurs, je ne critique pas, même si je pense que, vu les faisceaux indutriels de bonne qualité à bas prix présents sur le marché, c'est un peu une perte de temps. Mais, même faits mains, ils doivent impérativement suivre toutes les étapes de la stérilisation avant utilisation.
Mon dentiste me disait :" Même les meilleurs chirurgiens refilent parfois des maladies à leurs patients en faisant hyper attention, personne n'est à l'abri d'une erreur ; mais ce n'est pas une raison pour faciliter ce type d'accident."
Erreur !
Si je fais ce petit cérémonial à chaque séance c'est que ce qui peut sembler normal et évident pour une clientèle habituée aux standards médicaux actuels ne s'applique pas de facto au monde du tattoo. Si le gars qui m'a formé a passé plus de temps à m'expliquer l'hygiène que le tatouage proprement dit, tous les tatoueurs ne sont pas forcément au fait des pratiques nécessaires à une hygiène garantissant un minimum de risques.
Une amie, aillant travaillé il y a quelques années, un été en bord de mer, chez un tatoueur " de plage", me confiait que les machines, aiguilles comprises étaient mises à tremper le soir dans un seau de javel et réutilisées telles quelles le lendemain. Jusqu'à ce que l'aiguille, trop usée ou tordue, soit remplacée...
Autre exemple, je lisais dans un magazine l'interview d'un tatoueur qui disait souder devant le client le faisceau qu'il allait utiliser sur lui. L'ancienne école a son charme, mais le client en question devait être hyper patient : le temps de passer le faisceau par toutes les étapes de la stérilisation, environ 1 heure et demie à 2 heures ; à moins que cette stérilisation obligatoire n'ait pas eu lieu, auquel cas l'intégralité des substances, bactéries et virus déposés par les différents manipulateurs des aiguilles, de l'usine au studio, en passant par le grossiste et le transporteur, aboutiraient dans la peau dudit cobaye !
Souder soi-même ses aiguilles a ses amateurs, je ne critique pas, même si je pense que, vu les faisceaux indutriels de bonne qualité à bas prix présents sur le marché, c'est un peu une perte de temps. Mais, même faits mains, ils doivent impérativement suivre toutes les étapes de la stérilisation avant utilisation.
Mon dentiste me disait :" Même les meilleurs chirurgiens refilent parfois des maladies à leurs patients en faisant hyper attention, personne n'est à l'abri d'une erreur ; mais ce n'est pas une raison pour faciliter ce type d'accident."






